lundi 11 février 2013

Octave Uzanne commente l'oeuvre de Maurice Rollinat (février 1890) : « (...) il ne semble point qu'il fasse un pas en avant : bien au contraire, il en reste à ses promesses qui, il y a deux ou trois lustres, eurent tant d'éclat et firent tant de bruit. »

On relève une petite brève concernant les dernières productions de Maurice Rollinat, dans le premier volume du Livre Moderne (livraison du 10 février 1890, pp. 154-155), sous le titre La littérature dans le journalisme chronique non signée mais de toute évidence d'Octave Uzanne :

« Le poète Rollinat continue à donner des morceaux de valeur diverse au Figaro ; mais, soit qu'il se répète ou qu'il tente des voies nouvelles, il ne semble point qu'il fasse un pas en avant : bien au contraire, il en reste à ses promesses qui, il y a deux ou trois lustres, eurent tant d'éclat et firent tant de bruit. » (Octave Uzanne)

C'est la seule mention de Rollinat dans le Livre moderne, qui couvre les années 1890 et 1891. On sent une profonde déception chez Octave Uzanne quant à l'oeuvre en cours de Maurice Rollinat. Sans doute les deux hommes ne se fréquentent-ils déjà plus. En 1890, Rollinat est à Fresselines (Creuse), depuis déjà de nombreuses années. On sait que certains de ses amis, comme le peintre Claude Monet ou encore le critique et historien de l'art Gustave Geffroy, firent le déplacement jusqu'à cette campagne perdue pour voir le fameux pêcheur-poète-musicien. Octave Uzanne fit-il un jour ce voyage là ?

Bertrand Hugonnard-Roche


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