lundi 1 juillet 2019

Un rendez-vous mystérieux pour Joseph Uzanne en septembre 1898. Qui pouvait bien être Mademoiselle Anne Marie Rousseau domiciliée au 36 Rue Lacroix dans le 17e arrondissement de Paris ?



Recto de la carte postale
écrite autographe par Joseph Uzanne


Voici un petit document qui reste plein de mystère. Essayons de débroussailler un peu cette petite historiette documentaire. Le samedi 24 septembre 1898 Joseph Uzanne (alors âgé de 48 ans) écrit et poste une carte postale à l'attention de Mademoiselle Anne Marie Rousseau domiciliée au 36 rue Lacroix dans le 17e arrondissement à Paris. La carte postale en question est une gravure de Léon Lebègue qui a servi au début de l'année 1898 pour souhaiter les vœux de nouvelle année. La carte est oblitérée au 24 septembre 1898 et sous la gravure on peut lire ces simples mots tracés au crayon : A Jeudi. JU [pour Joseph Uzanne]. Le verso de la carte postale étant exclusivement réservé à l'adresse, le recto ne laissant que peu de place à la littérature ... nous n'en saurons pas plus !

Qui pouvait bien être cette demoiselle Anne Marie Rousseau ? Quel pouvait bien être le genre de rendez-vous auquel Joseph Uzanne fait écho de manière si brève et si mystérieuse ?

Quels Rousseau dans l'entourage connu des frères Uzanne ? Peu d'informations, mais le nom de Rousseau revient tout de même deux fois dans nos données précédemment collectées. Tout d'abord un Jean Anatole Rousseau, propriétaire, âgé de soixante-treize ans, oncle par alliance de Charles Auguste Omer Uzanne, père des deux frères Uzanne, décédé en 1866. Ensuite, un certain Edme Rousseau, notaire royal à Vermenton, marié en 1841 à Antoinette Constance Séguin, une des filles d'Edouard Séguin. Or Marguerite Uzanne, la mère d'Edouard Seguin, était la grand-tante d'Octave et Joseph. Ceci étant dit, rien ne dit que la demoiselle Anne Marie Rousseau ait un quelconque rapport avec ces Rousseau là originaires de l'Yonne et donc de la famille des Uzanne. Qui était-elle donc alors ? Intéressons-nous à son adresse. En 1898 on sait que Joseph Uzanne est depuis plusieurs années le secrétaire particulier et aussi le directeur désormais bien connu des célèbres Figures Contemporaines Mariani. A cette époque donc, Joseph Uzanne habite Boulevard St-Germain. Ce n'est pas tout à côté de la rue Lacroix qui se situe dans le 17e arrondissement près des Batignolles. Angelo Mariani habitait 11 rue Scribe. C'est encore situé assez loin de la rue Lacroix. Les locaux de l'entreprise Mariani était au 41 Boulevard Haussmann. On se rapproche un peu. 30 minutes de marche suffisent à rejoindre la rue Lacroix depuis le Boulevard Haussmann. Que penser de tout ça ? Le mystérieux "A Jeudi" sans précision donnée à sa jeune correspondante, sous-entendu par le Mademoiselle, laisse penser que les deux protagonistes savaient fort bien où se retrouver. On ne sent pas le rendez-vous de travail. D'autant qu'à la vue des courriers écrits par Joseph Uzanne, on a pu juger du ton très solennel du "Monsieur" quand il s'agit de son travail. Même lorsqu'il parle de reliures à faire faire à sa relieuse, il n'est guère de doute sur ses intentions. On sent chez Joseph Uzanne un caractère fort, déterminé et assez froid. Cependant nous savons aussi qu'à cette époque (1895-1900), les années de la quarantaine pour Joseph, ce dernier est assez fêtard, voire dirons-nous "bambocheur" si l'on s'en remet aux quelques sources que nous avons pu consulter. Il fait alors partie de clubs et associations de bons vivants de la capitale et semble en pleine possession de sa "verdeur". Mais, mais, mais ... quand on n'est pas certain, on se tait ! Alors ...

Le "jeudi" en question était donc le jeudi 29 septembre 1898, soit 5 jours plus tard. Où a eu lieu ce rendez-vous ? Que s'est-il passé ce jour-là ? Joseph Uzanne et Anne Marie Rousseau seuls le savent !


Joseph Uzanne vers 1898, à l'âge de 48 ans environ


Disons pour finir, que cette carte nous laisse un peu rêveur. Nous pensons, sans preuve réelles à l'appui, si ce n'est notre "feeling" uzannien (il en faut parfois), que Joseph Uzanne donne ici ce qu'on pourrait appeler un rendez-vous galant. Et que Mademoiselle Anne Marie Rousseau pourrait bien être de ces dulcinées qu'on évite de présenter à belle-maman ! Cela tombe plutôt bien puisque Joseph Uzanne est resté un jeune homme célibataire (non marié) jusqu'à ce qu'il rencontre Marie Adenot et qu'il l'épouse en juin 1916. Sur le tard dirons-nous ... il avait alors 66 ans ! Le lapin avait dû courir la campagne bien avant, j'en gagerais ma casquette de pêche !

Votre avis sur la question ? Nous allons essayer d'en savoir plus sur cette Anne-Marie Rousseau. Nous reviendrons ici quand nous en saurons plus.

Bertrand Hugonnard-Roche



Recto de la carte postale / carte de vœux pour 1898
postée le samedi 24 septembre 1898

mardi 25 juin 2019

Envoi autographe d'Octave Uzanne à Pierre Guitet-Vauquelin sur Pietro Longhi (éditions Nilsson, Paris, 1924).



"à Pierre Guittet-Vauquelin,
avec ma vieille sympathie
littéraire et en souvenir de mon fidèle attachement à sa
personne et à ses écrits
Octave Uzanne"


En 2013 nous avions publié un article à propos de ce livre Pietro Longhi. C'est également par ce petit livre publié en 1924 alors qu'Octave Uzanne est âgé de 73 ans qu'on apprend par le préfacier Gustave Geffroy qu'Octave Uzanne avait commis un pamphlet antisémite intitulé L'Angleterre juive publié en 1913. Ce petit envoi autographe nous permet de situer une nouvelle amitié uzannienne, à savoir Pierre Guitet-Vauquelin.

Pierre Guitet-Vauquelin est né et mort à Montauban (1882-1952). Il fut journaliste, romancier et critique. De la génération qui suit celle d'Octave Uzanne, voire un peu plus (ils ont 31 ans d'écart), Guittet-Vauquelin est l'auteur d'ouvrages divers et variés dont plusieurs romans. Il a également publié pour la Revue Rose de Toulouse et ce en 1904, ce qui nous permet de penser que Guitet-Vauquelin et Octave Uzanne ont certainement dû se côtoyer non loin des bureaux de la Dépêche de Toulouse pour laquelle Octave Uzanne fournissait régulièrement des articles. Nous ne savons pas pour le moment si Guittet-Vauquelin a publié dans la Dépêche, mais cela est fort probable. Par ailleurs il publie un roman intitulé L'aéroplane invisible en 1921 (livre qui n'a sans doute pas laissé Octave indifférent quand on sait ses écrits sur le sujet (1900 et 1911). Mais nous pensons qu'un autre ouvrage de Guitet-Vauquelin a dû interpellé Octave Uzanne. Cet ouvrage s'intitule : Le zaporogue ou De la connaissance des autres et de la méconnaissance de soi en amour et autres agitations humaines. Publié en 1929, soit 5 ans après l'envoi autographe que nous publions et à peine deux ans avant la mort d'Octave Uzanne. Cet ouvrage au titre aussi étrange que prometteur n'a pu laisser l'auteur du Paroissien du célibataire et du Miroir du monde indifférent. A ce jour nous n'avons retrouvé aucune correspondance entre les deux hommes. Nous compléterons ce billet en fonction de nos découvertes futures.

Bertrand Hugonnard-Roche

dimanche 23 juin 2019

Lettre ouverte d'Octave Uzanne pour un catalogue de chapeaux de luxe de la maison parisienne Jeanne Laurent (1896). 10 planches de chapeaux de femme par Gorguet.


Nous ne connaissons pas les conditions qui ont conduit Octave Uzanne à rédiger en 1896 cette "Lettre ouverte" placée en tête d'un catalogue de chapeaux féminins de la maison de luxe parisienne Jeanne Laurent. Ce petit catalogue de format 22 x 13 cm (in-8) se compose de 2 pages de "Lettre ouverte" (par Octave Uzanne) et de 10 planches hors-texte en noir représentant chacune un chapeau pour dames de la maison Jeanne Laurent, 45, Avenue de l'Opéra à Paris. Les planches ont été dessinées par A. F. Gorguet et gravées par Florian. Voici cette courte lettre ouverte par Octave Uzanne :

"Lorsque La Mésangère fonda, au siècle dernier, son élégant et artistique Journal des Dames et des Modes, il voulut faire, non pas un recueil éphémère, mais un admirable monument dédié aux variations du costume. Autour de lui vinrent tour à tour se grouper des peintres et dessinateurs de grand mérite, tels que Debucourt, Boilly, Carle Vernet, Duplessis, Girardet, etc., etc. ; David même ne dédaigna pas d'employer son talent au dessin du costume. Quelles merveilleuses gravures de modes se succédèrent alors, que les collectionneurs se disputent aujourd'hui.
Depuis, cet art s'est démocratisé et de nos jours les publications de modes, cédant aux exigences d'un fort tirage, sont devenues d'une navrante banalité. Les jolies créations actuelles de nos grands faiseurs y sont reproduites à la hâte ; pas une note d'art ne s'y trouve, c'est à peine si la forme est vaguement rendue. Cette décadence des gravures de modes, si regrettable pour tous ceux qui aimeraient à voir conserver brillants et intacts ces délicieux témoignages de la coquetterie moderne, vous vous proposez de la faire cesser et de reprendre les grandes traditions du siècle dernier ; je vous en félicite.
Vous inaugurez votre tentative par un Album de dis médaillons de femmes contemporaines, coiffées selon la dernière mode chez la modiste en vogue ; vous revenez à ce goût du XVIIIe siècle qui nous documente si heureusement aujourd'hui ; vous revenez à l'opuscule de modes qui fût caractérisé sous Louis XVI par tant de mignonnes publications.
Je ne puis que vous adresser mes compliments pour votre entreprise sconographique (*) ; vos planches de modes seront bien accueillies en tous lieux, elles sont vos meilleures lettres de crédit par le choix des modèles et l'art affiné des reproducteurs ; mais puisque vous voici engagé vis-à-vis du public, n'hésitez pas, chaussez les escarpins de La Mésangère et donnez-vous un cabinet des modes d'art ; nulle époque ne se prête mieux que la nôtre à cette rénovation.

Octave UZANNE."


(*) Ce mot devenu inusité et absent de la quasi-totalité des dictionnaires récents ou anciens aurait désigné un dessin en perspective.


Voici la liste des 10 modèles de chapeaux présentés :

1. Chapeau à la Récamier
2. Chapeau à la Maréchale
3. Chapeau à la Henriette
4. Chapeau à la Régence
5. Chapeau à la Montespan
6. Chapeau à la Parsifal
7. Chapeau à la Bergère de Watteau
8. Chapeau à la Flore
9. Chapeau à la Trianon
10. Chapeau à la Diane











Ce petit catalogue "publicitaire" a été imprimé par Draeger et Lesieur à Paris. Il a été tiré sur papier vélin crème. Notre exemplaire a été relié à l'époque en demi-toile à la bradel et les deux plats de couverture ont été conservés. Le premier plat de couverture est imprimé dans un encadrement floral rococo.


Le petit mot d'introduction par Octave Uzanne sert à merveille ce publi-reportage à peine déguisé servant de réclame pour la maison de luxe parisienne Jeanne Laurent. L'histoire de cette maison de mode reste à faire semble-t-il. Son adresse, 45, Avenue de l'Opéra à Paris laisse présager le passage d'une clientèle très aisée et très habituée des arts. Il semblerait que ce petit catalogue soit une tentative unique pour cette maison qui n'a visiblement pas réédité de catalogues conçus de la même manière. Nous ne savons pas à quelle date la maison Jeanne Laurent à cessé son activité de modiste. Nous trouvons encore des modèles de chapeaux de la maison Jeanne Laurent dans une revue de modes datant de novembre 1901 (le Moniteur de la mode). Ce petit catalogue conçu avec luxe, auquel Octave Uzanne apporte sa caution d'homme à "femmes à la mode", a probablement été tiré à petit nombre pour de riches clientes. On regrette qu'il n'y ait pas de prix dans ce catalogue ... mais affiche-t-on les prix dans les grandes maisons de luxe ? En tous les cas, gageons que ce petit catalogue publicitaire est devenu fort rare. Nous ne l'avons rencontré que deux fois en deux décennies.

Bertrand Hugonnard-Roche

jeudi 16 mai 2019

« à mon Bon ami Fritz Rotiers, / Cette Grande Revue des femmes et des modes de / ce siècle. / En souvenir de ma bien cordiale sympathie / Octave Uzanne ».


Lot 282 - Avec envoi. - - UZANNE (Octave). - Les Modes de Paris. Variations du goût et de [...] (*)

UZANNE (Octave). Les Modes de Paris. Variations du goût et de l'esthétique de la femme 1797-1897. Illustrations originales de François Courboin dans le texte et hors texte. Paris, Société française d'Éditions d'Art, 1898, petit 4°, IV-242 p., 100 planches h. t. en coul., demi-chagrin vert bouteille à coins de l'époque, dos à nerfs, couvertures et dos conservés (reliure passée et frottée). Tiré à 1100 ex. Ex sur vélin spécial non numéroté avec la mention au crayon rouge « Don ». Envoi :

« à mon Bon ami Fritz Rotiers, / Cette Grande Revue des femmes et des modes de / ce siècle. / En souvenir de ma bien cordiale sympathie / Octave Uzanne »

Le Belge Fritz Rotiers (1858-1924) est collaborateur à « La Jeune Belgique », rédacteur à « La Chronique », directeur et cofondateur avec Max Waller de « L'Éventail ». Il devient président de l'Association générale de la Presse belge.

(*) Livres anciens, Africana, Bande dessinée, Architecture, Affiches, Peintures chez Les Ventes Ferraton – Damien Voglaire, Bruxelles le 24 Mai 2019.

mercredi 27 février 2019

9 courriers autographes par Octave Uzanne à divers correspondants. Vente aux enchères publiques (Albi, vendredi 22 mars 2019)








Transcription des lettres autographes présentées :

1 - Carte lettre autographe signée avec en-tête personnalisée datée du 7 septembre 1896. Au sujet d'un article perdu.

[carte-lettre avec la vignette "Daphnée" par Félicien Rops. Adresse 17, Quai Voltaire. Paris, ce 7 octobre 1894 (et non 1896 comme indiqué dans la fiche SVV).

Cher monsieur,
J'ai égaré l'un de mes articles L'orientation nouvelle de la Bibliophilie et en ai urgent besoin pourriez vous avoir l'amabilité de me l'adresser. Que devient le Journal - Je ne l'ai plus reçu depuis deux ou trois mois - Comment allez-vous ? - J'espère bien le plaisir de vous voir bientôt - Je ne quitte pas Paris et suis chez moi chaque matin. Sympathiques souvenirs. Octave Uzanne

2 - Lettre autographe signée datée du 2 avril 1896 à Pierre DAUZE (journaliste). 1 pp. in-12. Demande de ne pas signer un article. Enveloppe avec adresse manuscrite et en-tête personnalisée.

[sur papier libre]

Cher monsieur et ami
Je ne sais plus exactement le nom des signataires qui désirait garder l'anonyme
ne signez donc pas l'article - Bien à vous
Octave Uzanne
Jeudi 2 avril 96

3 - Carte lettre autographe signée datée du 7 octobre 1895 à Paris. Au sujet de l'exemplaire Japon du catalogue de vente.

[carte-lettre avec monogramme. Adresse 17, Quai Voltaire. Paris, ce 7 octobre 1895]

Cher monsieur,
On me demande l'exemplaire Japon du catalogue de ma vente ; voulez-vous bien me chercher celui que je vous ai confié naguère et le remettre au porteur de ce mot.
Mes compliments et bien à vous.
Octave Uzanne

4 - Lettre autographe signée avec en tête « Le Livre revue du Monde Littéraire. » datée du 18 juillet 1887. 1pp ½ petit in-8. Au sujet d'une publication de contes et de droits d'auteur.

[papier à en-tête de la revue Le Livre]

Mon cher ami,
de retour depuis quelques jours, j'ai XXX [illisible - dans le sens de "parler avec"] avec M. May au sujet de la publication de vos contes. Or, je n'ai pu rien décider, car avec un tirage à 500, il paraît qu'on ne peut joindre les deux bouts, surtoiut avec les 10% de droits d'auteur que j'avais fixés, comme il en était convenu entre nous.
Lorsque j'aurai le plaisir de vous voir, nous causerons de cela, en attendant j'espère que vous m'enverrez bientôt votre article sur les Romantiques du Père Derôme.
Je serai jeudi soir à l'imprimerie, mais la semaine prochaine, je m'absenterai encore pour une huitaine.
Cordiale poignée de mains.
Octave Uzanne
18 juillet 1887

5 - Lettre autographe signée datée du 29 mars 1903. 1 pp in-12. Au sujet d'un permis aller et retour.

[papier libre]

Paris ce 29 III [mars] 03 [1903]

Cher monsieur Lucan,
Voulez-vous m'obliger en faisant prolonger jusqu'au 27 juin la durée du permis aller et retour que je vous adresse et dont je n'ai pu faire usage par cas de force majeure.
Mes souvenirs cordiaux et sympathiques.
Octave Uzanne
Prière de me retourner ce permis prorogé sous enveloppe ci contre timbrée à mon adresse. Tous mes remerciements.

6 - Carte lettre autographe signée avec en-tête personnalisée datée du 15 décembre 1899 à Paris. Au sujet d'un permis aller et retour.

[carte-lettre avec monogramme. Adresse 17, Quai Voltaire]

Paris, ce 15 décembre 1899

Cher monsieur et ami,
Vous m'obligerez infiniment si vous voulez bien me faire proroger de deux mois le permis ci contre. Paris frontière et retour et de l'adresser rectifié au 17 quai Voltaire.
Avec tous mes remerciements et mes souvenirs cordiaux.
Octave Uzanne

7 - Lettre autographe signée. 1/2 pp in-12. Annonce d'un voyage en Egypte.

[papier libre bleu]

Monsieur,
Je désirais avoir les n° 658 et 660 de votre catalogue sans délai.
Ils sont vendus - n'en parlons plus - Je vais faire un long voyage en Egypte et je ne désiré m'encombrer d'aucun livre.
Salutations.
Octave Uzanne
Ce 26 XII [décembre] 09 [1909]

8 - Lettre autographe signée avec en tête « Le Livre revue du Monde Littéraire. » datée du 3 octobre 1889. 1pp. petit in-8. Au sujet d'un journal en 8 volumes.

[papier à en-tête de la revue Le Livre]

Paris, le 3 8bre [octobre] 1885 [et non 1889 comme indiqué dans la fiche SVV]

Mon cher Ami
Voilà ce fameux Barbier remis en vente - je vous ai assez rasé avec ce journal en 8 volumes - mais vous m'avez fait promettre de me le remettre aussitôt paru.
Je viens donc vous lancer un Remember
Cordial poigné de mains et bien à vous
Octave Uzanne


9 - Carte lettre autographe signée avec en-tête personnalisée datée du 31 octobre 1900 à Paris écrite recto-verso. Au sujet de la pièce « lui ! » de Guy de Maupassant. 

[carte-lettre avec vignette japonisante au nom d'Octave Uzanne et à l'adresse 17, Quai Voltaire]

Paris, ce 31 octobre 1900
Mon cher ami,
Je suis, je crois, en possibilité de vous faire vendre pour l'Angleterre les droits de traduction, adaptation et représentation de la pièce "Lui !" tirée par vous de Guy de Maupassant.
Il faudrait, pour cela, que votre prix de cession soit modeste, car je pense que s'il était élevé, on préférerait chercher ailleurs ; en second lieu, j'aurais besoin de la pièce imprimée pour la faire lire à la personne visée. Pourriez-vous me l'envoyer.
Vous m'obligerez d'un mot hâtif de réponse en me donnant votre prix, y compris les intérêts des héritiers de Maupassant réservés - par la suite si l'affaire est arrangeable on pourrait faire un traité pour d'autres pièces de vous plus importantes.
Bien cordialement avec mes bons souvenirs
Octave Uzanne
17 quai Voltaire

Source : AUTOGRAPHES, LIVRES ANCIENS et BANDES DESSINÉES vendredi 22 mars 2019 à 14h00 81000 Albi. Vente aux enchères publiques. https://www.interencheres.com/meubles-objets-art/autographes-livres-anciens-et-bandes-dessinees-246785/lot-19760961.html

lundi 4 février 2019

Bernard-Henry Gausseron (1845-1913), homme de lettres, professeur, traducteur, sociologue, critique d’art et bibliographe Par Jean-Paul Fontaine (Blog Histoire de la Bibliophilie).



Descendant d’une famille d’artisans originaire de Chantenay-Villedieu, dans la province du Maine et aujourd’hui dans le département de la Sarthe, installée à Toulouse [Haute-Garonne] avant la Révolution, puis dans le département des Deux-Sèvres, dans la province du Poitou, en 1819, Bernard-Marie-Henry Gausseron est né le 20 octobre 1845 à La Mothe-Saint-Héray, au domicile de ses grands-parents maternels, fils de Jean-Bernard Gausseron (1821-1896), employé des contributions indirectes, et de Marie-Delphine Richard (1822-1887), qui demeuraient à Sauzé-Vaussais.


Par sa mère, Bernard-Henry Gausseron était apparenté à Jules-François Richard (1810-1868), député des Deux-Sèvres en 1848-1849 et maire de La Mothe-Saint-Héray de 1866 à 1868. Sa grand-mère était une Jard-Bourdinière, de la famille de Louis-Alexandre Jard-Panvillier (1757-1822), qui fut député des Deux-Sèvres de 1791 à 1799 et de 1815 à 1822.

Lycée de La Roche-sur-Yon

Gausseron fit ses études comme élève interne au lycée impérial de Napoléon-Vendée, place Napoléon [aujourd’hui collège Édouard Herriot, La Roche-sur-Yon, Vendée], où il manifesta de grandes dispositions littéraires et où il fut encouragé par un de ses maîtres, le poète François-Étienne Adam (1833-1900), et le proviseur Louis Ayma (1807-1893). Dès juin 1864, Gausseron dédia une Ode (Napoléon, Imprimerie Ve Ivonnet, 1864, in-8) au ministre Victor Duruy, à l’occasion de l’Institution des concours académiques.


Ayant obtenu son baccalauréat ès lettres en 1864, il passa deux ans à Paris, au lycée impérial Napoléon [lycée Henri IV, 23 rue Clovis, Ve], qui préparait en particulier aux concours littéraires. En mars 1866, il envoya à son ancien proviseur une Ode, qui fut publiée dans le Guide des baigneurs et des touristes aux Sables-d’Olonne (Napoléon-Vendée, Imprimerie Ve Ivonnet, 1866). Au lieu de se présenter à l’École normale supérieure, Gausseron entra directement dans l’Université.

Il fut nommé, le 17 novembre 1865, aspirant répétiteur auxiliaire audit lycée Napoléon. Devenu aspirant répétiteur au lycée impérial de Pau [Pyrénées-Atlantiques], dirigé alors par Louis Ayma, il fut nommé, le 13 février 1868, maître répétiteur pour l’enseignement secondaire spécial audit lycée, puis, le 15 septembre 1868, professeur de rhétorique au collège de Foix [Ariège], où Louis Ayma avait été nommé inspecteur d’Académie.

Gausseron revint à Paris dès 1868. Tandis qu’il donnait des leçons à l’Institution Lelarge, 20 rue Gay-Lussac [Ve], il participa, avec le caricaturiste Hector Colomb (1849-1909), dit « Moloch », à la fondation d’un petit journal dirigé contre l’Empire, intitulé La Fronde. Ce fut à cette époque qu’il fit imprimer Les Fils de Kaïn, poëme (Paris, Chez tous les libraires et chez l’auteur, 35 rue Laharpe, 1870, in-12).

Mobile de 1870 en armes

Pendant la guerre de 1870, Gausseron fit son devoir sous les murs de Paris comme sergent, puis comme sous-lieutenant au 1er bataillon des mobiles de la Vendée.


Le soulèvement du 18 mars 1871 marqua le début de la Commune. Ayant des sympathies pour les insurgés, Gausseron fut nommé commissaire de police du quartier de la Sorbonne [Ve], puis, le 25 floréal 79 [15 mai 1871], juge d’instruction attaché au parquet du procureur. Compromis dans le soulèvement – mais rien n’autorise à dire qu’il y participa comme combattant -, il se réfugia en Belgique, d’où il passa en Grande-Bretagne. 

2 Bath Place, Ayr (juin 2018)

Après avoir été professeur à Londres, puis marchand de livres anciens en Écosse, à Édimbourg et à Glasgow, il devint professeur de langues modernes à l’Ayr Academy, prestigieuse école secondaire d’Ayr [Écosse], y demeurant 2 Bath Place. En même temps, il envoyait des articles à L’Émancipation de Toulouse, collaborait à la 9e édition de l’Encyclopædia Britannica et devenait correspondant du journal Notes and Queries.

Entre temps, le 30 décembre 1872, il avait été condamné par contumace à la déportation dans une enceinte fortifiée, par le 17e Conseil de guerre. Figurant parmi les 33 signataires du manifeste du groupe « La Commune révolutionnaire », intitulé Aux Communeux, publié à Londres en juin 1874, il écrivit, le 26 mai 1879 :

« J’étais ici, à Ayr, quand ce manifeste a paru. Je suis absolument étranger à son inspiration et à sa rédaction. Je n’en ai même eu connaissance qu’après qu’il eut été imprimé et publié. Peu de temps après, j’ai cru devoir me retirer formellement, par voie de démission écrite, du groupe au nom duquel ce manifeste a paru, et je me suis, depuis lors, tenu isolé, toujours et complètement, dans la petite ville d’Écosse où je suis encore et où j’ai pu me faire une situation honorable et honorée. »

Blanquiste repenti, il fut gracié le 5 juin 1879 et put rentrer en France. Il retrouva une chaire de lettres et d’histoire à l’Institution Lelarge et épousa à Paris [IXe], le 3 août 1880, Louise-Berthe-Marguerite Béguin, née à Paris le 26 avril 1856, fille de Alexandre-Charles Béguin (1827-1907), professeur de mathématiques à l’École Turgot, et de Louise-Frédérique Cohen (1831-1916), professeur de piano. Ils eurent quatre enfants : Jean-René Gausseron, le 21 août 1881, et Renée-Jeanne-Marie-Marcelle Gausseron, le 17 février 1884, 7 rue Berthollet [Ve] ; Marcel-Henri-Jean-Louis Gausseron, le 26 décembre 1891, et Bernard-François-Jacques Gausseron, le 21 janvier 1894, 55 bis rue de l’Assomption [XVIe, détruit].

Utilisant la connaissance de la langue anglaise que son long séjour lui avait permis d’acquérir, il passa avec succès les examens du certificat d’aptitude à l’enseignement des langues vivantes et fut nommé, dès 1881, chargé de cours d’anglais au lycée de Lons-le-Saunier [Jura].


L’année suivante, il fut reçu agrégé d’anglais et nommé professeur d’anglais, successivement au lycée de Toulouse en 1882, au lycée de Rouen [Seine-Maritime] en 1884 et au lycée Janson-de-Sailly, 106 rue de la Pompe [XVIe] en 1885.

Bernard-Henry Gausseron 

« Ecrivain de haute valeur, chez qui l’originalité et la force s’allient à une érudition aussi solide qu’étendue, B.-H. Gausseron a donné des articles et des études sur une grande variété de sujets à beaucoup de publications périodiques, la Revue des chefs-d’œuvre, la Revue générale, le Livre moderne, l’Art et l’idée [sic], le Courrier du Livre, la Revue hebdomadaire, le Monde moderne, la Revue encyclopédique et la Revue universelle, où il fit longtemps la critique littéraire, la Grande Revue pour laquelle il a écrit (1906) des pages remarquables intitulées : Notes d’un Poitevin sur le Poitou, où éclatent son amour et son intelligence de la petite patrie ; la Revue de l’Enseignement des Langues vivantes, l’Ouest artistique et littéraire, la Revue des Poètes, la Famille, etc., etc.
En 1891, il rédigea, sous le titre de Bibliographie instructive, un petit manuel du bibliophile et du libraire, qui paraissait tous les quinze jours chez l’éditeur Rouveyre.
Il a collaboré activement à la Grande Encyclopédie pendant que Ladmirault en était l’éditeur, et plus tard au Nouveau Larousse illustré.
Il fut jusqu’à la fin secrétaire de la rédaction du Livre, magnifique publication qui reste unique en son genre, fondée et dirigée pendant dix ans par Octave Uzanne ; du Bulletin de la Société des Bibliophiles contemporains et de l’Echo de la Semaine qu’il avait acheté en commun avec M. Edouard Petit à la liquidation Dentu (1894). »
(Dictionnaire biographique et Album des Deux-Sèvres. Paris, Librairie E. Flammarion, s. d., p. 203-204)

On peut diviser en trois catégories les œuvres en librairie de Gausseron, à peu près introuvables pour la plupart.

1°- livres d’enseignement.

A short history of England, by miss Julia Corner, texte anglais, avec des notes en français par Bernard-H. Gausseron (Paris, P. Dupont, 1884, in-18).

Morceaux choisis d’auteurs anglais. Par B.-H. Gausseron (Paris, Librairies-imprimeries réunies, s. d. [1892], in-16, portr.). 

Le Thème anglais aux examens de baccalauréat de l’enseignement secondaire moderne et aux concours d’admission aux écoles spéciales, par B.-H. Gausseron, Agrégé de l’Université, professeur au lycée Jeanson-de-Sailly (Paris, Nony, 1895, in-8).

La Version anglaise aux examens du baccalauréat de l’enseignement secondaire moderne et aux différents concours, par B.-H. Gausseron (Paris, Nony, 1899, in-8). 

Dictionnaire de poche et de voyage Français-Anglais et Anglais-Français […], par B.-H. Gausseron, Professeur agrégé d’Anglais (Paris, Paul Ollendorff, 1911, in-12).

2°- Traductions et adaptations.


Les Fidèles Ronins. Roman historique japonais, par Tamenaga Shounsoui. Traduit sur la version anglaise de MM. Shiouichiro Saito et Edward Greey, par B.-H. Gausseron, Professeur de l’Université. Illustré par Kei-Sai Yei-Sen, de Yédo, (Paris, A. Quantin, 1882, in-8, 64 pl. h.-t.).

Bernard H. Gausseron. Le Corbeau. Poème imité d’Edgar Allan Poë (Paris, A. Quantin, 1882, in-8).


Jonathan Swift. Voyages de Gulliver. Traduction nouvelle et complète par B.-H. Gausseron (Paris, A. Quantin, s. d. [1884], gr. in-8, fig. en noir et en coul.).

Jonathan Swift. Voyages de Gulliver. Traduction nouvelle pour la jeunesse par B.-H. Gausseron (Paris, A. Quantin, s. d. [1885], gr. in-8, fig. en noir et en coul.).


Oliver Goldsmith. Le Vicaire de Wakefield. Traduction nouvelle et complète, par B.-H. Gausseron (Paris, A. Quantin, s. d. [1885], gr. in-8, fig. en coul.).


Lady Roxana ou l’Heureuse Maitresse, par Daniel Defoe. Édition illustrée de magnifiques gravures hors texte par les meilleurs artistes. Traduit de l’anglais par M. B.-H.-G. de Saint-Heraye [sic] (Paris, Librairie générale illustrée, 1885, in-8, pl.).

Photographie Pierre Brillard

La Dernière Feuille. Poëme par Oliver Wendell Holmes (Paris, Maison Quantin, 1887, in-fol., 21 pl. h.-t.). Traduction de B.-H. Gausseron.

Lady M. Majendie. Sur la piste. Traduit de l’anglais par B.-H. Gausseron Et illustré de nombreux dessins (Paris, Maison Quantin, 1887, in-16, fig.).

William Black. Sabina Zembra. Traduit de l’anglais par B.-H. Gausseron Et illustré de nombreux dessins (Paris, Maison Quantin, 1888, 2 vol. in-16, fig.).

Gainsborough et sa place dans l’école anglaise. Par Sir Walter Armstrong […]. Traduction de B.-H. Gausseron (Paris, Hachette et Cie, 1899, in-fol., 62 héliogravures, 10 lithographies en couleurs).


Sir Joshua Reynolds […]. Par Sir Walter Armstrong […]. Traduit par B.-H. Gausseron (Paris, Hachette et Cie, 1901, in-fol., 78 photogravures et 6 lith. en coul.). 

Sir Henry Raeburn […]. Traduit par B.-H. Gausseron (Paris, Hachette et Cie, 1902, in-fol., 61 photogravures h.-t. et 16 dans le texte). 


Lectures littéraires. Pages choisies des Grands Écrivains. Dickens. Traduction nouvelle et Introduction par B.-H. Gausseron (Paris, Armand Colin, 1903, in-16).

William Hogarth, par Austin Dobson […]. Traduit par B.-H. Gausseron (Paris, Hachette et Cie, 1904, in-fol.).

B.-H. Gausseron. La Clémence du cardinal, roman tiré de l’anglais de Stanley J. Weyman (Paris, J. Tallandier, 1904, in-18). 


Histoire de la coca. La plante divine des Incas, par le Docteur W. Golden Mortimer […]. Traduction de la deuxième édition (1902) par H.-B. Gausseron (Paris, A. Maloine, 1904, in-8, front. et fig).

Une jeune Anglaise à Paris. Traduit de l’anglais de Miss Constance E. Maud, par B.-H. Gausseron (Paris, A. Hatier, 1905, in-18).

Du 3 août au 12 octobre 1906, le Journal des débats politiques et littéraires a publié en feuilleton une adaptation par B.-H. Gausseron du roman de Stanley J. Weyman A gentleman of France, sous le titre « Au Temps de la Ligue ».



Dans la collection « Les Livres roses pour la jeunesse. Collection Stead. » :

« M. W. T. STEAD, éditeur-propriétaire des “ Books for the Bairns ”, à Londres, et de la Collection Stead, rue Soufflot, à Paris, a l’honneur d’informer le public que, par suite d’un traité passé avec MM. les Directeurs de la LIBRAIRIE LAROUSSE, 13-17, rue Montparnasse, à Paris, cette Collection populaire sera publiée à l’avenir par les soins de la Librairie Larousse, cette maison ayant aussi le droit exclusif de vendre en France la Collection anglaise publiée à Londres, sous le titre de “ Books for the Bairns ” [Livres pour les jeunes enfants] et “ Poets.” »

-          Les Mauvais Tours de Goupil le Renard. Adaptation par B. H. Gausseron, Agrégé de l’Université (Paris, Larousse, s. d. [1910], in-16, 58 grav., n° 25).
-          Le Sapin merveilleux et autres contes d’hiver et de printemps. D’après Hans Andersen. Adaptation de M. B. H. Gausseron, Agrégé de l’Université (Paris, Larousse, s. d. [1910], in-16, 58 grav., n° 26).
-          Les Cygnes sauvages et autres contes de fées. D’après Hans Andersen. Adaptation française par B. H. Gausseron, Agrégé de l’Université (Paris, Larousse, s. d. [1910], in-16, 26 grav., n° 27).
-          Les Aventures du Baron de Munchhausen. Extraites de la relation certifiée authentique par Gulliver, Sindbad et Aladin. Adaptation de M. B. H. Gausseron, Agrégé de l’Université (Paris, Larousse, s. d. [1910], in-16, 58 grav., n° 28).
-          Aventures d’Alice au Pays des Merveilles. Par Lewis Carroll. Adaptation française par B. H. Gausseron, Agrégé de l’Université (Paris, Larousse, s. d. [1910], 2 vol. in-16, 31 et 25 grav., nos 31 et 32).
-          Les Aventures de Robinson Crusoé. D’après le texte original de Daniel Defoé. Adaptation de B.-H. Gausseron, Agrégé de l’Université (Paris, Larousse, s. d. [1910], 2 vol. in-16, 52 et 56 grav., nos 33 et 34).
-          La Maison dans la forêt et autres Contes de Fées. Par les Frères Grimm. Adaptation française par M. B.-H. Gausseron, Agrégé de l’Université (Paris, Larousse, s. d. [1910], in-16, 34 grav., n° 35).
-           La Vie à la campagne. Scènes anecdotiques écrites pour les enfants. Adaptation française par M. B.-H. Gausseron, Agrégé de l’Université (Paris, Larousse, s. d. [1910], in-16, 53 grav., n° 38).
-           Le Chef des géants ou le Brave Prince Kilhiough et la Belle Princesse Olwen. Conte du temps du Roi Arthur. Adaptation par M. B.-H. Gausseron, Agrégé de l’Université (Paris, Larousse, s. d. [1910], in-16, 33 grav., n° 39).
-          Les Merveilleuses Aventures du Vieux Frère Lapin. Adaptation française par M. B.-H. Gausseron, Agrégé de l’Université (Paris, Larousse, s. d. [1910], in-16, 58 grav., n° 40).
-          La Vie des insectes en dix récits ou le Premier Livre d’Histoire Naturelle. Adaptation par M. B.-H. Gausseron, Agrégé de l’Université (Paris, Larousse, s. d. [1910], in-16, 35 grav., n° 42).
-          Le Roi des cygnes et autres Contes de Fées. Adaptation française par M. B.-H. Gausseron, Agrégé de l’Université (Paris, Larousse, s. d. [1910], in-16, 25 grav., n° 43).
-           Les Merveilleuses Aventures de Don Quichotte de la Manche. Adaptation pour les enfants par M. B.-H. Gausseron, Agrégé de l’Université (Paris, Larousse, s. d. [1910], in-16, 42 et 39 grav., nos 44 et 45).
-           Tom pouce et ses Merveilleuses Aventures. Adaptation par M. B.-H. Gausseron, Agrégé de l’Université (Paris, Larousse, s. d. [1910], in-16, 45 grav., n° 47).
-          Histoire d’Ondine. Adaptation par M. B.-H. Gausseron, Agrégé de l’Université (Paris, Larousse, s. d. [1910], in-16, 25 grav., n° 48).
-          Le Prince joueur suivi de cinq Contes champêtres. Adaptation par M. B.-H. Gausseron, Agrégé de l’Université (Paris, Larousse, s. d. [1911], in-16, 23 grav., n° 60).


Claude Duval ou Au temps des puritains d’Angleterre (Paris, A. Eichler, s. d. [1911], 50 fascicules in-8). Roman historique, d’après Charlton Lea [pseudo. de Alfred-Sherrington Burrage (1850-1906)], traduit par B.-H. Gausseron.

3°- Ouvrages originaux.   


Une série en 6 volumes de livres d’éducation et de morale, publiés anonymement d’abord, puis avec le nom de l’auteur et sous le titre collectif La Vie en famille (Paris, Librairie illustrée, s. d., in-18) : Que faire de nos filles ? - Doit-on se marier ? - Comment élever nos enfants ? - Que feront nos garçons ? - Comment vivre à deux ? - Où est le bonheur ?

Mémoires du comte de Grammont, par Antoine Hamilton […]. Préface de H. Gausseron (Paris, L. Conquet, 1888, in-4, portrait, 33 fig.). 

B.-H. Gausseron. « Les Keepsakes et annuaires illustrés de l’époque romantique en Angleterre et en France ». In Annales littéraires. Paris, Académie des beaux-livres, novembre 1890, p. 201-251. Gausseron fut le premier bibliographe des keepsakes : livres-albums illustrés que l’on offrait à Noël et au Jour de l’an, dont la mode s’est répandue en France de 1825 à 1860.   

Bibliographie instructive. Petit manuel du bibliophile et du libraire, donnant la valeur actuelle des livres anciens ou modernes recherchés et appréciés […], rédigé par B.-H. Gausseron (Paris, 76 rue de Seine [Édouard Rouveyre], 1891, in-12, Nos 1-3).



Académie des Beaux-Livres. Balades dans Paris. Au moulin de la Galette, à l’hôtel Drouot, sur les quais, au Luxembourg. Notes inédites par MM. E. R., Paul Eudel, B.-H. Gausseron et Adolphe Retté (Paris, Bibliophiles contemporains, 1894, in-4). Gausseron fut parmi les membres fondateurs, en 1889, de la Société des Bibliophiles contemporains.


B.-H. Gausseron. Les Keepsakes et les Annuaires illustré de l’Époque Romantique. Essai de bibliographie (Paris, Auguste Fontaine, Émile Rondeau, successeur, 1896, in-8).


Edmond de Chaillac. Mes nerfs. Sensibleries & boutades. Poésies. Préface de B.-H. Gausseron (Paris, Paul Ollendorff, 1897, in-18). 

L’Art romain. Par B.-H. Gausseron (Paris, L.-H. May, s. d. [1898], in-16). 


Collection du bibliophile parisien. Bouquiniana. Notes et Notules d’un Bibliologue, par B.-H. Gausseron (Paris, H. Daragon, 1901, in-12).

La Santé par la mer. Berck-Plage, par B.-H. Gausseron (Paris, Larousse, 1902, in-8, 17 fig.).

F.-E. Adam. Après la moisson, 1857-1900, poésies posthumes (Paris, Revue des poètes, 1907, in-16). Publié par B.-H. Gausseron et Auguste Générès.

Une gerbe […] par F.-E. Adam (Alençon, Imprimerie Vve F. Guy et Cie, 1908, in-16, portr.). Préface de B.-H. Gausseron.

B.-H. Gausseron. Un Français au Sénégal. Abel Jeandet. Préface par Maurice Barrès, de l’Académie française. Avant-propos par Charles Le Goffic (Paris, Édouard Champion, 1913, in-8, portrait).


Retraité au 1er octobre 1908, Bernard-Henry Gausseron devint membre asocié de l’Académie de Mâcon [Saône-et-Loire] au mois de novembre.



Il mourut subitement le 17 juin 1913 au hameau de Machonville, sur la commune de Rouxmesnil-Bouteilles [Seine-Maritime]. Sa veuve s’établit chez sa fille unique, restée célibataire, à Chaville [Hauts-de-Seine], où elle mourut en 1941.

Jean-Paul Fontaine
Source partagée : https://histoire-bibliophilie.blogspot.com/2019/02/bernard-henry-gausseron-1845-1913-homme.html?spref=fb&fbclid=IwAR38ONwjejol5qIeggu4AWOI9Oy0Jz3bc6I7fHalpsQJ_-_8PMrXsbhykSk

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