jeudi 26 juillet 2012

"Les Maîtres de l'estampe et de l'affiche. M. Georges de Feure." par Octave Uzanne. Article publié dans la revue d'Albert Quantin "Le Monde Moderne" (premier semestre 1898).



Lithographie de George de Feure pour Octave Uzanne.
Carte de voeux pour la nouvelle année 1897.
Cette lithographie a paru dans Les Programmes illustrés des Théâtres et des Cafés-Concerts. Menus, cartes d'invitation, petites estampes, etc., par Ernest Maindron [1896].
Apparemment cette lithographie de grande taille n'a jamais fait l'objet
d'aucune réduction pour l'impression d'une carte de voeux "au format".
Nous avons réparé ce manque puisque cette lithographie de de Feure orne
désormais nos propres cartes de visite imprimées
spécialement pour le blog Octave Uzanne.


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Nous vous proposons un article très intéressant publié dans la nouvelle revue "Le Monde Moderne" lancée au début de l'année 1895 par Albert Quantin, le complice d'Uzanne, celui de ses premières armes de revuiste avec Le Livre entre 1880 et 1889. Il donne au cours du premier semestre 1898 (janvier - juin) un article intitulé "Les Maîtres de l'estampe et de l'affiche. M. Georges de Feure." (*)

Geroges de Feure fut complice régulier des productions bibliophiliques d'Octave Uzanne. Au cours de l'année 1895 il composa la couverture de Feminies (publié en février 1896 pour les Bibliophiles contemporains). Il composa également la première couverture avec des fleurs dans les tons de vert pour le Dictionnaire Biblio-Philosophique (1897). C'est également de Feure qui dessina la carte de voeux d'Octave Uzanne pour la nouvelle année 1897. On voit qu'Uzanne avait tissé des liens assez étroits avec cet artiste pour lui demander à la fois sa participation aux oeuvres qu'ils souhaitaient publier pour ses co-sociétaires des Bibliophiles contemporains, mais également sa participation à ses propres oeuvres comme cette carte de voeux très personnelle.

Nous traiterons bientôt des autres articles qu'Uzanne donna pour Le Monde Moderne entre 1895 et 1902.

Bonne lecture,

Bertrand Hugonnard-Roche


Cliquez sur les images pour les agrandir et les sauvegarder













(*) Georges Joseph Van Sluÿters (6 septembre 1868 - 26 novembre 1943), alias Georges de Feure, est un artiste français de descendance hollandaise par son père et belge par sa mère. Il est né à Paris en 1868, mais la famille est obligée d'émigrer en 1870 lors du déclenchement de la guerre franco-prussienne. De retour à Paris en 1889, il s'établit à Montmartre et se joint à la Bohème parisienne. Son cercle d'intimes inclus les compositeurs Claude Debussy, Maurice Ravel et Erik Satie. Son œuvre picturale est définitivement inspirée par les poèmes de Charles Baudelaire et les romans de Georges Rodenbach. Dans les années 1890, il est reconnu par Puvis de Chavannes comme un des peintres les plus importants du mouvement symboliste français. Son œuvre est caractérisée par de nombreuses représentations de la Femme fatale, thème que l'on retrouve dans l'ensemble des œuvres du courant Art nouveau. Sa renommée comme peintre symboliste et son expérience comme affichiste pousse le marchand d'art Siegfried Bing à l'approcher afin de lui confier la réalisation de la façade du pavillon de l'Art nouveau à l'Exposition universelle de 1900 qui se tient à Paris. De plus, Bing confiera à de Feure la réalisation de deux intérieurs dans ce même pavillon. Les meubles qu'il conçoit pour le boudoir sont louangés par la critique qui y voit une représentation de la quintessence de l'art français. On vante leur délicatesse et leur grâce toute féminine. En 1900, G. Mourey de La Revue des Arts décoratifs les décrit comme « un des ensemble décoratif les plus exquis et parfait que notre époque ait créé ». Une grande rétrospective de son œuvre se tiendra en 1903 et voyagera de Paris à Hambourg et La Haye. Durant les premières décennies du xxe siècle, il continuera à créer des ensembles décoratifs (évoluant du style Art nouveau vers le style Art déco), il créera une compagnie de construction d'aéroplanes et s'intéressera à la confection de costumes et de décors pour le théâtre. En février 1942, suite à une longue maladie, il demandera au ministère des Beaux-Arts d'acquérir deux de ses tableaux pour la collection nationale, ce qui lui sera refusé. Il meurt le 26 novembre 1943 dans le Paris de l'Occupation. (Wikipedia)

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