samedi 21 mars 2015

Octave Uzanne lâche son logis du Quai Voltaire (1904)


Coll. part.
Voici une petite lettre que je n'avais encore jamais pris la peine de transcrire. Elle vient s'ajouter à celles du mois d'août 1904 et publiée sur le Bibliomane moderne dès août 2009 et sur ce site en juin 2013. Octave Uzanne quitte son logis du Quai Voltaire pour aller s'installer Place de l'Alma, logis qu'il n'aimera guère. On voit ici qu'une sous-location a été un moment envisagée. A-t-elle finalement abouti ? Nous ne savons pas. On voit en tout cas ici encore une fois très nettement, qu'en matière de problématiques domestiques, Octave Uzanne était assez intraitable. Les deux autres lettres montraient son caractère procédurier et somme toute assez pingre pour ne pas dire plus.

Bertrand Hugonnard-Roche


[Papier à en-tête du 17, Quai Voltaire, Paris - Paris à bordures lithographiées qui a servi pour l'impression de La Nouvelle Bibliopolis - Adresse biffée de deux traits de plume et remplacée à la main par : 5 place de l'Alma.]


Coll. part.
Monsieur,

Je dois quitter Paris à la fin de cette semaine et je désire être fixé sur votre entente avec le propriétaires du Quai Voltaire (*).
Je ne m'illusionne guère sur la facilité de cette entente, mais je commence, après plus de quatre mois d’atermoiements avec différents candidats à la location de mon appartement, tous à la veille de louer et signer, à me lasser de cette situation et, comme je ne voudrais pas laisser mon appartement vide, si vous ne le prenez pas, je le ferai, sans délai, occuper par des meubles dont je cherche le placement.
J'en reprendrai possession jusqu'à janvier, afin d'en conserver la jouissance comme il convient.
Votre intérêt est le même que le mien. Si Mmes Gay ne se hâtent pas de vous répondre catégoriquement, télégraphiez leur et tâchez d'obtenir décision dans le plus bref délai.
Si la situation s'éternisait je ferais, avant mon départ, remeubler le logis, remettre l'écriteau "à louer" et je renoncerais purement et simplement à une sous-location, préférant une situation nette à un état de choses aussi incertain et traînard.
Agréez, je vous prie, monsieur, mes salutations empressées.

Octave Uzanne

(*) d'après les lettres du mois d'août 1904, le logis du Quai Voltaire appartenait à un architecte nommé Rivière. On lit ici le nom de mesdames Gay. Nous ne savons pas qui elles étaient.

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