mercredi 11 janvier 2017

Jeudi 8 mars 1923 : Octave Uzanne chez Madame Aurel. Il parle du livre de Mme Paul de Lauribar : Le Code de l'éternelle Mineure.


Extrait de l'Intransigeant daté du lundi 5 mars 1923.


Mme Aurel (1869-1948), née Aurélie de Faucamberge, veuve du peintre Cyrille Besset, épouse du poète et traducteur Alfred Mortier, tenait salon au 20 rue du Printemps, dans le XVIIe arrondissement à Paris. Son salon vit défiler bien des gens des lettres, des arts et du monde, dont, Octave Uzanne comme le prouve cet entrefilet publié dans l'Intransigeant.

Octave Uzanne, alors âgé de 72 ans, a donc parlé pour un cercle restreint d'invités, du livre intitulé : Le Code de l'éternelle mineure (philosophie du droit féminin), précédé d'une étude sur la situation juridique et sociale de la femme à travers les âges. Ce livre avait paru chez Plon-Nourrit en 1922. Il s'agit d'un imposant volume de plus de 400 pages traitant de la condition juridique de la femme. Selon le catalogue de la Bnf, l'auteure était la veuve du député et économiste Armand Massip.

Nous ne saurons jamais ce qu'a pu dire Octave Uzanne à son auditoire choisi. Compte tenu des prises de position qu'il prit vingt ans plus tôt en faveur du divorce, de l'union libre et de la libération de la femme par la loi, on imagine néanmoins sans peine qu'il dut défendre avec forces les convictions féministes de ce livre écrit par une femme pour les femmes.

Octave Uzanne a-t-il fréquenté assidument le salon de Madame Aurel ? Mystère à cette heure.

Bertrand Hugonnard-Roche

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