samedi 3 février 2018

Joseph Uzanne reçoit 500 francs de secours exceptionnel de la ville de Paris moins d'un mois avant sa mort (mars 1937).


Joseph Uzanne, rédacteur des notices Mariani
à son bureau, entouré de livres et d'objets précieux
      Le 29 septembe 2013, nous publiions un petit article intitulé « Le critique d'art Joseph Uzanne, qui s'est éteint dans l'indigence, à 87 ans, après une vie d'un labeur considérable. » (avril 1937). Nous écrivions que l'on pouvait lire dans la rubrique nécrologique de la Revue de l'Art ancien et moderne du mois d'avril 1937 : « Le critique d'art Joseph Uzanne, qui s'est éteint dans l'indigence, à 87 ans, après une vie d'un labeur considérable. ».
      Nous nous interrogions alors sur la véracité de cette affirmation qui ne manquait pas de nous étonner. La petite fortune des Uzanne avait-elle été complètement dilapidée en 50 ans ? Nous n'avions pas de réponse à cela. Et nous n'avons encore que très peu d'éléments pour y répondre. Mais nous pouvons désormais ajouter une petite pierre supplémentaire à la tentative de reconstruction de l'histoire de la fortune des Uzanne.
      En effet, nous avons pu consulter le registre des délibérations du Conseil municipal de la ville de Paris et nous lisons à la date du 24 mars 1937 qu'un secours exceptionnel est accordé à Joseph Uzanne pour un montant de 500 francs (payable à madame Christ - La mère d'Yvan Christ - fille adoptive de Joseph Uzanne dont nous avons déjà parlé). Joseph Uzanne se voit donc gratifié d'un secours de 500 francs sur un total de 24.250 francs distribués par la ville de Paris à cette occasion à 44 personnes dans le besoin. (*)
      Il s'avère donc exact, qu'à cette date du 24 mars 1937, soit moins d'un mois avant son décès, Joseph Uzanne était dans le besoin. Dernièrement nous avons pu établir que Joseph Uzanne avait été victime d'un grave accident (encore indéterminé) à l'été 1936. Il était alité depuis. Par ailleurs il avait été gratifié d'un prix de 1.000 francs par l'Association La Presse Artistique professionnelle en juillet 1936 (prix accordé par complaisance parce qu'il était déjà dans le besoin ?). Quoi qu'il en soit, tout ceci fait une fin de vie assez peu rutilante qui mérite de nouvelles découvertes pour comprendre exactement ce qui s'est passé. Joseph Uzanne a hérité en 1931 de son frère unique Octave. Octave Uzanne possédait-il encore quelque bien à son décès ? On peut en douter également. Les maladies successives et les soins lourds nécessités par cela ont certainement très fortement grevé le budget d'Octave Uzanne pendant les dernières années de sa vie, ne vivant plus alors que des chroniques qu'il livrait encore à la Dépêche de Toulouse.

(*) nous avons encore retrouvé 2 autres "secours" de la ville de Paris directement octroyés à Madame Christ résidans à la même adresse que Joseph Uzanne (172, Bd St-Germain), 500 francs en délibération du 1er janvier 1937 (Joseph Uzanne est encore en vie) et 300 francs en délibération du 12 juillet 1937 (Joseph Uzanne est décédé depuis le mois d'avril - Mme Christ habite dans l'appartement de Joseph Uzanne dont elle a hérité).

A suivre ...

Bertrand Hugonnard-Roche

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